ï»żDela Caisse des Ă©coles Ă la prĂ©fecture de Limoges, le cortĂšge du collectif « Pas de bĂ©bĂ©s Ă la consigne » a fait savoir, ce mardi, son dĂ©saccord avec les projets du gouvernement.
Jemets donc Ă votre disposition la demande du collectif "pas de bĂ©bĂ© Ă la consigne" au sujet du dĂ©cret sur la petite enfance. Pour amĂ©liorer et dĂ©velopper les modes d' accueil et la scolarisation des jeunes enfants. Nous affirmons quâune politique publique ambitieuse pour la petite enfance constitue un investissement pour lâavenir. Elle doit permettre Ă toutes les
Pasde bébés à la consigne ! Les auxiliaires de puériculture se sont retrouvées sur la place des Fontaine et ont ensuite rencontré Mme Costes, Secrétaire Générale de la Préfecture. Photo
Vay Tiá»n Nhanh Chá» Cáș§n Cmnd. La grogne ne faiblit pas dans les crĂšches Ă propos de la rĂ©forme des modes dâaccueil du jeune enfant prĂ©vue par la loi dâAccĂ©lĂ©ration et de Simplification de lâAction Publique ASAP portĂ©e par Adrien Taquet, SecrĂ©taire dâĂtat Ă lâEnfance et aux syndicats des professionnels de la petite enfance, ainsi que le collectif âPas de bĂ©bĂ© Ă la consigneâ ont fait grĂšve et manifestĂ© ce mardi 2 les grandes lignes, cette rĂ©forme va faire passer Ă 12 enfants la capacitĂ© dâaccueil maximale des micro-crĂšches, Ă un taux dâencadrement unique dâun professionnel pour 6 enfants contre actuellement 1 pour 5 enfants qui ne marchent pas et 1 pour 8 enfants qui marchent, et Ă 5,5 m2 au lieu des 7 m2 recommandĂ©s la surface dâaccueil par enfant dans les grandes villes et zones fait, cette rĂ©forme âpermettra de crĂ©er, sans dĂ©lai, des places de crĂšches supplĂ©mentairesâ, indique le gouvernement. Seulement voilĂ , pour les professionnels du secteur, ces mesures vont Ă lâencontre de lâintĂ©rĂȘt de lâenfant, mais aussi Ă lâencontre des recommandations du rapport de la Commission des 1 000 jours, commandĂ© par le gouvernement.âLe gouvernement annonçait une loi de simplification et d'harmonisation il nous offre la dĂ©rĂ©glementation aux dĂ©pens de la qualitĂ© d'accueil des toutâpetitsâ, dĂ©plore le collectif âPas de bĂ©bĂ© Ă la consigneâ. Ce dernier dĂ©taille que la mesure prĂ©voit 15% d'enfants accueillis en surnombre en crĂšche tous les jours. Ainsi, âun Ă©tablissement de 20 places pourrait accueillir jusquâĂ 23 enfants, pour 40 places jusquâĂ 46 enfants, et pour 60 places jusquâĂ 69 enfantsâ. âNous craignons de ne plus pouvoir disposer demain de la meilleure disponibilitĂ© pour vos enfants et de ne plus rĂ©pondre Ă votre attenteâ, indique le collectif dans une lettre adressĂ©e aux mesures font en revanche lâunanimitĂ© ou presque, comme le contrĂŽle des antĂ©cĂ©dents judiciaires de lâensemble des professionnels de lâaccueil du jeune enfant, ou encore la gĂ©nĂ©ralisation de temps de rĂ©flexion sur les pratiques professionnelles, Ă raison dâune demi-heure par mois dans les crĂšches encore insuffisant pour le collectif âPas de bĂ©bĂ© Ă la consigneâ, et Ă titre expĂ©rimental pour les assistantes avez envie dâen parler entre parents ? De donner votre avis, de partager votre tĂ©moignage ? On se retrouve sur
Alors que le ministre des solidaritĂ©s, de lâautonomie et des personnes handicapĂ©es Damien Abad ne sâest toujours pas exprimĂ© en direction des professionnels de la petite enfance, le collectif Pas de bĂ©bĂ©s Ă la consigne alerte les candidats aux Ă©lections lĂ©gislatives. Dans un communiquĂ© publiĂ© hier, il exprime ses craintes sur la qualitĂ© dâaccueil des jeunes enfants, constatant que les rĂ©centes rĂ©formes et les travaux en cours prĂ©sagent dâune dĂ©gradation de cette qualitĂ© au lieu de son renforcement ». Les travaux du comitĂ© de filiĂšre petite enfance nous inquiĂštent fortement » poursuit-il, en particulier sur la qualification des futurs professionnels, toujours au prĂ©texte de la pĂ©nurie actuelle, et donc sur la qualitĂ© de lâaccueil des jeunes enfants ». Pour amĂ©liorer la qualitĂ© dâaccueil, Pas de bĂ©bĂ©s Ă la consigne rappelle ses 20 propositions dĂ©jĂ adressĂ©es aux candidats Ă lâĂ©lection prĂ©sidentielle, dont certaines concernent les assistantes maternelles, comme lâalignement des restes Ă charge entre les modes dâaccueil et la systĂ©matisation du versement en tiers payant du complĂ©ment mode de garde aux familles employant une assistante maternelle. DĂ©couvrez de nouveaux contenus dĂ©diĂ©s L'assmat consultables de partout > Cliquez ICI <
l'essentiel Comme un peu partout en France, les professionnelles de la petite enfance Ă©taient dans la rue, ce mardi 30 mars, pour sâopposer Ă la rĂ©forme de lâaccueil du jeune enfant. Pas de bĂ©bĂ©s Ă la consigne !" Avec ce slogan reprenant le nom de leur collectif, les professionnels de la petite enfance ont manifestĂ©, ce 30 mars, en dĂ©but dâaprĂšs-midi, dans les rues de Carcassonne. Lâobjet de leur mĂ©contentement lâarticle 99 de la loi dâAccĂ©lĂ©ration et de simplification de lâaction publique Asap sur la rĂ©forme de lâaccueil des jeunes enfants. Une loi portĂ©e par Adrien Taquet, secrĂ©taire dâĂtat en charge de lâEnfance et des Familles auprĂšs du ministre des SolidaritĂ©s et de la SantĂ©, publiĂ©e le 8 dĂ©cembre dernier et dont le dĂ©cret dâapplication est prĂ©vu pour septembre. "Cette rĂ©forme compile tout un tas de petites choses qui nivellent lâaccueil des plus petits par le bas", certifie Delphine Le Douarec, reprĂ©sentante de la FĂ©dĂ©ration nationale des Ă©ducateurs de jeunes enfants Fneje. Parmi elles, la rĂ©duction du nombre de mĂštres carrĂ©s dĂ©volu Ă chaque bĂ©bĂ© les normes actuelles sont fixĂ©es Ă 7 m2 et devraient passer Ă 5 m2. "Cette disposition est clairement faite pour Paris oĂč le manque de locaux est flagrant. Mais, ici ! De fait, quand un gestionnaire va vouloir construire une crĂšche, il va sâorienter vers des bĂątiments plus petits⊠qui lui reviendront moins cher. Et le bien-ĂȘtre des enfants, on en fait quoi ?", peste Marie-JosĂ©e AlbĂ©rola, responsable de crĂšche Ă Narbonne. De mĂȘme, la baisse de qualification on pourra diriger une crĂšche sans expĂ©rience ; un apprenti sera comptĂ© dans les taux horaires ou lâaugmentation du nombre de bĂ©bĂ©s par encadrant de cinq pour un on passerait Ă six pour un inquiĂštent les manifestantes "Et pour les sorties ? Aujourdâhui, câest un adulte pour deux enfants logique, on nâa que deux mains. Mais Ă lâavenir, ce sera jusquâĂ un pour cinq ! Comment va-t-on faire, sachant quâun enfant qui marche, il faut lui tenir la main, sinon, il sâĂ©chappe ? Pareil pour lâouverture et la fermeture des structures nous sommes systĂ©matiquement deux, ce sera un Ă partir de septembre", souligne encore Delphine Le compensationEn guise de compensation, lâarticle 99 de la loi Asap prĂ©voit dâaccorder une demi-heure dâanalyse de pratique par personne et par mois "Mais nous lâavons dĂ©jĂ mis en pratique dans beaucoup de structures et sur un volant dâheures plus large. Parce quâon fait de plus en plus de soutien Ă la parentalitĂ© ou dâaccompagnement dâenfants en difficultĂ©s. Ă Narbonne, par exemple, lâanalyse des pratiques, câest trois heures par mois. Notre mĂ©tier a beaucoup Ă©voluĂ© ces derniĂšres annĂ©es", prĂ©cise Marie JosĂ©e les professionnelles de la petite enfance, toutes les mesures engagĂ©es visent Ă "crĂ©er des places de crĂšches sans donner de moyens, au contraire". VoilĂ pourquoi environ 80 dâentre elles ont battu le pavĂ© ce mardi aprĂšs-midi "Ce qui peut paraĂźtre peu mais on ne veut pas, non plus, pĂ©naliser les enfants et les parents des sections ont fermĂ© mais les autres sont restĂ©es ouvertes avec des personnels montrant clairement sur un brassard leur opposition Ă cette loi", conclut Delphine Le Douarec.
pas de bébés à la consigne